« Heureux celui qui s’intéresse au pauvre ! Au jour du malheur l’Eternel le délivre; L’Eternel le garde et lui conserve la vie. Il est heureux sur la terre, Et tu ne le livres pas au bon plaisir de ses ennemis. » (Psaumes 41 :2-3)

Depuis quelques semaines, ma vie va à 100 à l’heure : une fin d’année scolaire à clôturer, la prochaine rentrée scolaire à préparer, les vacances à préparer, le prochain marathon à préparer, etc. Bref, je cours, je cours et je cours ! 

Malgré cette hyperactivité et la fatigue qui s’accumule,  les gens qui me croisent me demandent toujours comment je fais pour toujours garder le sourire ! Et je leur réponds à chaque fois : « La vie est belle ! J’ai tout ce qu’il me faut ! Et même si tout n’est pas parfait, le peu que j’ai suffit amplement à faire mon bonheur. Car ce « peu », je l’exploite à fond pour en tirer le meilleur. Je n’ai pas besoin d’avoir beaucoup mais je ne désire que l’essentiel pour continuer d’avancer sur ce chemin que Dieu a tracé pour moi.

Tout comme en course à pied, « Le plus important n’est pas de gagner mais de participer, car l’important dans la vie ce n’est point le triomphe mais le combat ; l’essentiel, ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être bien battu. » (P. de Coubertin). Le plus important, c’est de savoir pourquoi on le fait et pour qui on le fait. Une fois que l’on saisit ce principe fondamental, on peut dire adieu à la culpabilité, adieu aux remords. 

N’attendez pas d’avoir pour faire. Faites ce que vous pouvez avec ce que vous avez et Dieu fera le reste. Jésus n’a eu besoin que de quelques pains et poissons pour nourrir une multitude de gens venus le voir. Alors aujourd’hui, j’ai décidé de vous présenter Doumi ou plutôt Doumi va vous parler de lui…

« Je suis pasteur Djekaoussem Doumi, le stagiaire aumônier qui avait fait son stage au niveau de la Maison de retraite de Munster dirigée par Élisabeth, membre de l’église protestante de Munster. Lors de mon séjour à Munster, j’étais membre de l’église protestante de Munster j’étais logé chez André et Mireille.

Ma famille vit au sud du Tchad dans la région méridionale. Sinon les membres de la famille sont éparpillés. Ma femme est avec trois de nos enfants avec 100 Km et je suis avec une fille à Moundou et notre fille ainée va au Cameroun pour les études infirmières.

Je suis affecté après mon retour de la France dans une église francophone de 500 membres comme pasteur. Parallèlement à cela, je développe l’aumônerie en sensibilisant pasteurs, oeuvres médicales de l’Eglise. Nous avons pu animer une fois la session de formation des visiteurs qui font leurs preuves dans l’accompagnement des malades et dans les relations dans les familles. Deux pasteurs qui comprennent la vision de développement de l’aumônerie, maintiennent le contact avec moi par la rédaction des verbatim. Ils sont en train d’être préparés pour une éventuelle formation en écoute et communication. »

Je suis également un des responsables de l’association évangélique de secours et d’encadrement des personnes vulnérables. Il s’agit d’une association caritative et apolitique dont le siège se trouve à Ndjamena en République du Tchad. Une de ses missions principales vise à encadrer et soutenir les orphelins, les enfants abandonnés et les filles-mères en âge scolarisable dans leurs études (couture, menuiserie, maçonnerie, réparation des engins, etc.). Notre arrière-plan d’orphelin m’a amené à réfléchir sur les sorts d’orphelins qui deviennent de plus en plus nombreux au Tchad. J’ai pris l’initiative avec mon épouse pour scolariser quelques orphelins autour de nous, ensuite nous avons partagé ce souci avec amis et églises qui ont commencé à scolariser aussi les orphelins. Lors de mon dernier séjour en ALSACE, l’église protestante de  Munster  a fait une offrande spontanée pour le soutien des orphelins, un couple de la même église a donné 50 euros pour le même but. Un don d’habits a été donné par Sylvie, une paroissienne dans une des églises de l’Alsace.  L’emploi de cet argent a permis à quelques orphelins au niveau universitaire, secondaire et primaire de payer la scolarité. Le couple Herzog qui m’a encadré au niveau de l’aumônerie de l’EPHAD  de Munster a pris à cœur de mobiliser de ressources pour payer les frais de formation en Mécanique d’un orphelin qui a commencé déjà cette formation. Nous avons une liste des autres orphelins qui attendent de soutiens.

Pour la petite histoire, j’ai fait la connaissance de Doumi à l’EPE Nice-Pessicart. Ce fameux dimanche, Doumi était venu nous partager son expérience en tant que stagiaire aumônier et pour nous parler de son association. Mais ce que Doumi ne savait pas, c’est que plusieurs jours avant de le croiser, j’avais rêvé de cette rencontre. Depuis nos premiers échanges, j’essaie de l’aider à faire connaître son association. Ce n’est pas grand-chose mais mon Dieu veille et travaille dans l’ombre.

Lorsque vous pensez qu’il ne se passe rien, Dieu fait de grandes choses pour vous !

Que Dieu vous bénisse abondamment !

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