«Vous êtes le sel de la terre. (…).Vous êtes la lumière du monde.» (Matthieu 5 : 14-16)

Je suis tellement fier et heureux de voir ce qu’il a fait de moi aujourd’hui ! Après de nombreuses années à errer dans les ténèbres, j’ai saisi la main de celui qui, huit ans plus tard, a révélé la meilleure partie de moi-même afin que ma vie ait plus de saveur. Depuis le jour de ma délivrance, Jésus-Christ est devenu mon héros.

Jésus-Christ ne s’est pas contenté de me sauver, il a fait de moi un homme nouveau. En effet, il m’enseigne, il agit en moi quotidiennement afin que moi aussi je devienne un héros pour quelqu’un d’autre. Non pas pour ma gloire mais pour celui qui m’a réservé une place près du Père. 

Qu’est-ce qu’un héros ? Quelles sont ses qualités ? Et Comment le repère-t-on ?

« Le héros nous rappelle que parfois, autrui compte plus que moi. » (Aristote) « Il est celui qui fait ce que nous aurions dû faire, ce que nous aurions voulu faire, ce que nous aurions aimé faire. Mais que nous n’avons pas fait. » (Regis Debray)

En mourant pour nous sur la croix, Jésus a fait ce nous aurions dû faire, ce que nous aurions voulu faire, ce que nous aurions aimé faire. Mais que nous n’avons pas fait. En agissant ainsi, Jésus n’a pas voulu nous culpabiliser. Au contraire, par cet acte, il a voulu nous montrer le chemin à suivre pour secourir les nécessiteux. Par cet exemple, Jésus a fait de moi son disciple. Voici en quelques mots, mon parcours initiatique…

Juillet 2013 : J’étais perdu ; j’avais tout perdu ; j’avais besoin d’aide, car j’étais à bout de force. Puis un jour, je fis un rêve dans lequel je me noyais. Alors que je me voyais mourir, je sentis une main agrippée la mienne et me sortir hors de l’eau. Depuis ce jour-là, ma vie est passée des ténèbres à la lumière et Jésus-Christ est devenu la lampe qui éclaire ma vie.

Aujourd’hui, quand je fais le bilan de ces huit dernières années, je comprends mieux pourquoi il a fallu que je passe par certaines épreuves. Moi qui pensais être en retard, je me rends compte aujourd’hui que je suis plus qu’en avance. Avec Dieu, ce qui compte, ce n’est pas la manière dont vous partez. Au contraire, le plus important c’est de franchir la ligne d’arrivée qui vous mènera à lui : « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura au contraire la lumière de la vie. » (Jean 8:12)

Je vous mentirai si je vous disais que tout était simple. À l’époque, je n’avais pas assez d’argent pour manger mais j’étais rassuré lorsqu’il me disait : « C’est moi qui suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. » (Jean 6:35). Hasard ou pas, je trouvais de l’argent par terre dans la rue, des personnes m’offraient un repas sans même connaître ma situation financière.

Englué dans de grandes difficultés, je n’avais qu’une hâte, c’est que tout ça s’arrête. Je me demandais chaque jour : quand est-ce que cela se terminera ? Et pour me rassurer il me disait : « C’est moi qui suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et il trouvera de quoi se nourrir. » (Jean 10:9) Alors, j’ai continué à aller de l’avant en ayant l’assurance d’une victoire certaine.

Puis un jour, j’ai fini par sortir la tête de l’eau : j’ai eu mon diplôme d’infirmier et ma situation financière s’est améliorée. Alors que tout semblait aller comme sur des rails, je suis reparti à l’université pour préparer un autre diplôme. Je n’avais ni l’assurance de trouver du travail ni le type de métier que j’allais exercer. Mais je l’ai cru quand il m’a dit : « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. » (Jean 10:11) Mais travailler et étudier en même temps n’est pas si simple qu’on le pense. Chaque jour est un combat et une occasion de chute. À chaque fois que j’ai voulu tout abandonner, il m’a dit : « Ne crains point, je suis avec toi. » Quand on me calomniait, il me disait : « C’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu’en passant par moi. » (Jean 14:6) Quand je me m’étais en colère contre mon collègue de travail ou quand je devais réprimander mes élèves, il me disait : Je suis mort pour toi et pour ceux qui m’ont persécuté et crucifié. Ensuite, il rajoutait : « Je te donne un commandement nouveau : aime-les comme je t’aime.» (Jean 13 : 34-35)

L’amour est bien l’arme ultime du parfait héros. L’amour donne des ailes au héros et lui permet de se surpasser quels que soient les obstacles qui se dressent face lui. Jésus-Christ m’enseigne quotidiennement que « L’amour est patient, il est plein de bonté; l’amour n’est pas envieux; l’amour ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il ne soupçonne pas le mal, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité; il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. L’amour ne meurt jamais. » (1 Corinthiens 13 :4-8)

N’attendez pas d’avoir pour faire. Croyez seulement et vous aurez. Ne comptez pas sur votre force mais faites appel à celui qui vous fortifiera et vous remplira de sa sagesse. Ce n’est pas votre volonté qui fera la différence mais c’est la compassion pour autrui qui vous poussera à aller de l’avant et braver les obstacles de votre vie. 

Que Dieu vous bénisse abondamment !

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