Avant de vous partager mon témoignage, je veux vous remercier, vous que je ne connais pas encore et qui allez me lire pour la première fois. Je veux également remercier tous ceux et celles qui ont participé de près ou de loin à l’écriture de ce livre. Je veux de tout mon cœur remercier Dieu, ce Père qui manquait tant à ma vie et sans qui rien de tout ceci ne serait possible. Seigneur, je te dis merci de tout mon cœur ! Père, je te dis merci pour ton amour et ta fidélité. Oui, tu as tenu tes promesses au-delà de ce que j’attendais de toi. Quand je t’ai appelé, tu m’as répondu, tu m’as rempli de courage et de force. Eternel, tu as tendu ta main vers moi et tu m’as sauvé par ta puissance. Seigneur, ton amour est pour toujours, tu n’abandonnes pas ceux que tes mains ont formés ! Je veux remercier le Seigneur, je veux remercier le Dieu Saint de tout mon cœur. Par ce témoignage, je veux dire merci au Seigneur, sans oublier un seul de ses bienfaits. Mes chers frères, mes chères sœurs en Christ, je suis venu vous dire que les promesses de Dieu durent pour toujours. Je ne suis ni pasteur, ni ancien, ni évangéliste, ni prophète, ni apôtre, ni missionnaire. Je suis seulement un enfant de Dieu qui s’est perdu un temps mais qui a depuis le mois de juillet 2013 retrouvé son chemin par la Grâce du Dieu vivant. Voici mon histoire…

Je suis né le 21 janvier 1980 à Yaoundé, la capitale du Cameroun. J’y ai vécu durant cinq ans avant de venir rejoindre ma mère en France. Mon départ du Cameroun fut douloureux pour moi car ce fut également la dernière fois que je voyais ma grand-mère. Ma grand-mère était une femme merveilleuse qui avait le cœur sur la main. Comme toutes les grands-mères, elle aimait beaucoup ses petits-enfants. Avant de la quitter, elle me fit le plus beau de tous les cadeaux en me demandant de lui promettre de ne jamais oublier de prier « Le Notre Père ». En bon enfant que j’étais, j’ai naturellement accepté. Mais j’étais loin d’imaginer que cette simple promesse allait me sauver la vie trente ans plus tard.

Durant ma jeune vie d’adulte, j’ai connu quelques tribulations : d’abord au niveau familial,  mon beau-père était violent, alcoolique, grand fumeur et j’en passe. Puis au niveau sentimental, j’ai également connu « quelques » échecs. Enfin, au niveau professionnel, tout allait de travers pour moi car je n’arrivais jamais à terminer mes projets. Bref, j’étais ce que ma mère qualifiait souvent de déséquilibré ou d’instable. Je peux dire que j’ai eu plusieurs vies professionnelles dans une vie. Et malgré les montagnes de difficultés qui se dressaient face à moi, je suis resté  fidèle à la promesse faite à ma grand-mère. Durant les trente années qui ont suivi mon départ du Cameroun, je n’ai jamais cessé de « récité » « Le Notre Père » sans jamais comprendre le sens caché des paroles qui sortaient de ma bouche.

Le 13 juillet 2013, alors que je pensais enfin avoir trouvé un équilibre de vie, tout ce que j’avais construit s’est écroulé comme un château de cartes. Je connu une nouvelle fois la séparation. Et faute de moyens financiers, je n’étais plus en mesure d’avoir un logement, de poursuivre mes études en sciences infirmières et ma santé battait de l’aile. Que faire ? J’étais anéanti, mis à terre, c’était un K.O technique. C’était une fois de trop ! Je savais que cette fois-ci, je n’allais pas me relever ! Mais que faire ? J’ai demandé de l’aide à ma famille, à mes amis, aux banques, bref j’ai fait appel à beaucoup de personnes mais aucune main ne m’a été tendue. Alors durant des jours et des jours, j’ai broyé du noir. J’ai haï mon ex-compagne, j’en ai voulu aux femmes, aux hommes,  à la terre entière !  Mais que faire ?!

Un jour, en pleurs, je suis allé m’enfermer dans ma chambre. Dans cette chambre, je suis resté longtemps allongé dans le noir. Les larmes pleins les yeux et le cœur bouillonnant de colère, je me suis rappelé la promesse que j’avais faite à ma grand-mère : prier « Le Notre Père » ! Alors, j’ai prié mais sans grande conviction. À la fin de ma prière, j’étais dans une telle détresse et une telle colère que j’ai mis Dieu au défi de me sauver de cette catastrophe en prononçant  ces mots : « Seigneur, je te promets d’aller tous les dimanches à l’église si tu me sauves ! » « Seigneur, entends ma prière, que mon cri arrive jusqu’à toi ! Ne me cache pas ton visage quand je suis dans le malheur. Écoute-moi avec attention ! Car ma vie s’en va comme la fumée. Mon cœur blessé devient comme l’herbe sèche. Je pleure tellement que je n’ai plus que la peau et les os ».

Tout comme un père avec ses enfants, Dieu aime avec tendresse ceux qui le respectent[1]. Les jours qui suivirent cette prière ont été miraculeux pour moi. La colère qui avait pris place dans mon cœur disparaissait au fur-et-à-mesure du temps qui passait. Moi qui n’avais pas les moyens financiers pour payer un loyer, Dieu m’offrit un petit abri le 20 août 2013 dans le quartier Pasteur à Nice. Moi qui avais à peine 50 euros de budget alimentaire par mois, Dieu a pourvu à tous mes besoins durant deux ans. Moi qui n’avais pas de stabilité professionnelle, Dieu m’a permis de valider mes études infirmières dans des conditions extrêmes. Moi qui n’avais plus vraiment de famille, Dieu m’a présenté les chrétiens. Moi qui avais perdu confiance aux femmes, Dieu a renouvelé cette confiance en mettant Stéphanie sur mon chemin au mois de juin 2016. Dieu avait tenu sa promesse envers moi et bien plus, Dieu avait dessiné un futur pour moi.

Voyant tous ces miracles s’accomplir devant moi, je devais, moi aussi, respecter ma promesse. Après avoir repéré une église évangélique près de chez moi en 2014, j’ai commencé à assister au culte du Dimanche matin. Mais à cause de mon métier d’aide-soignant, je ne pouvais pas assister à tous les cultes du Dimanche comme je l’avais promis à Dieu. Alors, une fois le diplôme d’infirmier en poche, j’ai cherché par tous les moyens le métier qui me permettrait d’être en repos tous les dimanches. Je voulais non seulement être fidèle à ma promesse mais je voulais connaître ce Dieu qui m’avait tendu la main. Je voulais connaître ce Père qui m’avait vu tel que j’étais avec mes péchés et mes incertitudes. Je voulais connaître cette Lumière qui m’avait sorti de l’obscurité. C’est donc avec cette motivation que j’ai débuté, au mois de septembre 2017, des études en sciences de l’éducation à distance. Pour faire quel métier ? A vrai dire, je n’en avais aucune idée, j’avais seulement envie d’aller à l’église tous les dimanches. Un an plus tard, au mois d’août 2018, je recevais l’appel de Mme Durant (inspectrice de l’Education Nationale) pour un poste d’enseignant au sein d’un  lycée professionnel à Nice. Ma promesse allait s’accomplir…

Durant l’année 2018, je suis allé tous les Dimanches à l’église. Puis je me suis dit, si Dieu a pu aller au-delà de sa promesse envers moi, pourquoi ne pourrais-je pas en faire autant ? Alors, au mois de septembre 2018, j’ai continué mes études en Master 1 sciences de l’éducation à distance. Pour faire quoi ? A vrai dire, je n’en savais rien, je voulais seulement suivre le chemin que Dieu avait tracé pour moi. Un an plus tard, au mois de septembre 2019, je devenais cadre éducatif stagiaire au sein d’un groupe scolaire privé catholique dans le cadre d’un master 2 MEEF[1]-encadrement éducatif-parcours cadre éducatif. Pour faire quoi ? A vrai dire, je n’en savais rien mais j’avais toujours confiance en Dieu.

Tous ces miracles (c’est comme ça que je préfère les appeler) m’ont prouvé que Dieu est tout le temps à nos côtés ! En marchant avec lui, on est toujours vainqueur ! « Il est un Père pour les orphelins, un défenseur pour les veuves ; il donne une famille à ceux ou celles qui sont seul(e)s ; il libère les prisonniers dans la joie. »

Moi qui avais de la tristesse dans ma vie, moi qui avais le suicide comme ami, avec Dieu dans ma vie j’ai retrouvé la joie de vivre. Alors, j’ai commencé à chanter, à danser sur des louanges durant des heures et des heures. J’ai commencé à parler de Dieu jusqu’à ne plus avoir de salive ; j’ai commencé à lire sa parole avec avidité. Ma soif était tellement grande que le 6 août 2019, j’eu la visitation du Saint-Esprit. Suite à cet évènement, j’éprouvais un sentiment ambivalent car d’un côté j’étais énormément attristé par la vision de Jésus sur la croix et d’un autre côté, une joie immense me submergeait car son sacrifice signifiait que j’étais libéré et pardonné. Et par cette seule conviction, j’ai compris que Jésus-Christ est vivant !

Avant, je courais pour tout et rien à la fois, sans but précis. Aujourd’hui, j’ai décidé de courir pour Jésus. Et Partout où j’irais, je dirais à quiconque qui veut l’entendre, Jésus Christ est vivant ! Je leur dirai, biens aimé(es), merveilleuses créatures, enfants de Dieu, le Seigneur a tendu vers moi son oreille, il m’a ouvert les yeux, il m’a invité dans sa maison et m’a présenté Jésus-Christ. Je dirai, biens aimé(es), merveilleuses créatures, enfants de Dieu, faites des promesses au Seigneur votre Dieu et tenez-les et vous verrez des miracles s’accomplir dans votre vie.

Alors, je prie pour toi qui me lis pour la première fois,  sache que le hasard n’existe pas car ton voyage ne fait que commencer. Je prie pour vous ma famille chrétienne, soyons toujours unis en Christ notre seul modèle. Je prie pour vous, pères et mères spirituels, votre oeuvre n’est pas terminée car grande est votre récompense. Je prie pour toi, Stéphanie, ma femme, continue de marcher par la foi et non par la vue car les chemins étroits sont plus sûrs que les autoroutes. Je prie pour tous ceux et celles qui prient dans l’ombre pour leurs enfants, leurs amis, leur famille, leurs collègues, je suis la preuve vivante que vos prières ne sont pas vaines. Au contraire, elles sont une protection, elles sont une lueur d’espoir pour ceux et celles que vous mettez dans vos prières. Et cette lueur d’espoir s’appelle Jésus-Christ.

Depuis ma conversion en Christ, j’ai instauré un petit rituel. Je me lève tôt le matin pour écouter des louanges, pour lire la Bible ou regarder une prédication sur Youtube. Grâce à ce petit rituel, j’ai commencé à écrire des petits textes que j’appelle « brèves divines » et que j’ai décidé de partager avec vous dans ce livre.

Je  vous souhaite une bonne lecture ! Soyez béni abondamment !

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